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Orientation après la 3ème : voies, vœux et appel
Après la 3e, l'élève a le choix entre trois voies : la seconde générale et technologique, la seconde professionnelle ou la première année de CAP. Ce choix se prépare pendant toute l'année de 3e. Il y a d'abord des souhaits d'orientation de la famille et un avis provisoire du conseil de classe, puis des demandes définitives, un dialogue avec le professeur principal et le psychologue de l'Éducation nationale, une décision prise à l'issue du conseil de classe, et enfin l'affectation au lycée par l'application Affelnet-lycée.
Orientation après la 3ème : ce que dit la règle
Le code de l'éducation définit l'orientation comme le résultat d'un « processus continu d'élaboration et de réalisation du projet personnel de formation » que l'élève mène « en fonction de ses aspirations et de ses capacités ». L'article D331-23 ajoute : « La participation de l'élève garantit le caractère personnel de son projet. » Ce processus associe les représentants légaux, l'équipe de direction, les enseignants, les personnels d'éducation, de santé scolaire et d'orientation.
En pratique, la procédure se déroule en trois temps : les parents formulent des demandes, le conseil de classe émet des propositions, puis le chef d'établissement prend une décision. Les demandes, les propositions et les décisions sont formulées dans le cadre des voies d'orientation définies par arrêté du ministre (article D331-36). Le ministère de l'Éducation nationale présente l'année de 3e en quatre étapes : un entretien personnalisé avec le professeur principal, le choix d'une voie d'orientation, les vœux d'affectation dans un établissement et l'inscription au lycée.
Les trois voies possibles après la 3e
Éduscol liste les voies d'orientation à l'issue de la 3e :
- la seconde générale et technologique, ou la seconde à régime spécifique « sciences et technologies de l'hôtellerie et de la restauration » (STHR) ;
- la seconde professionnelle, première année du cycle de trois ans qui prépare au baccalauréat professionnel. Elle comprend aussi la première année du cycle de trois ans qui conduit à une spécialité du brevet national des métiers d'art ;
- la première année de CAP ou de CAP agricole, dans un cycle de deux ans.
Service-public précise ce que recouvre chaque voie. En seconde générale, l'élève suit un tronc commun et peut choisir des enseignements optionnels. À la fin de l'année, il choisit les spécialités du bac qu'il va préparer, et il bénéficie de 2 heures d'accompagnement personnalisé. La formation dure 3 ans, seconde comprise. Certains diplômes technologiques demandent une seconde spécifique : c'est le cas des bacs STHR et « Techniques de la musique et de la danse » (TMD).
La seconde professionnelle mène au bac professionnel en 3 ans. Service-public indique qu'il existe environ 75 spécialités. La formation comprend des enseignements généraux et professionnels ainsi que des périodes de formation en milieu professionnel. Le CAP forme en 2 ans à un métier déterminé. Une fois le diplôme obtenu, l'élève peut entrer en première professionnelle. Le CAP peut aussi se préparer par l'apprentissage.
Le ministère signale une « période de consolidation de l'orientation » pour les élèves qui ont rejoint la voie professionnelle après la 3e. Elle permet à ceux qui se sont trompés d'orientation de changer de formation dès le mois de novembre.
Le calendrier de l'année de 3e
Le ministère découpe l'année en trois temps.
- Le temps de la réflexion (octobre à décembre). Des heures consacrées à l'orientation ont lieu au collège. Le ministère prévoit aussi quatre demi-journées dédiées à l'orientation et une séquence d'immersion en milieu professionnel de 30 heures pendant l'année de 3e. Un entretien individuel d'orientation réunit le professeur principal, l'élève et sa famille, et le psychologue de l'Éducation nationale peut y participer.
- Le temps du dialogue (janvier à mars). La famille indique ses choix d'orientation dans le service en ligne Orientation ou sur la fiche de dialogue remise par le collège. Éduscol précise qu'elle peut formuler jusqu'à trois souhaits. En mars, le conseil de classe du 2e trimestre rend des avis provisoires. Si ces avis ne correspondent pas aux souhaits, le dialogue continue. Le ministère indique que des rencontres parents, élève et professeurs consacrées au projet d'orientation sont organisées avant ce conseil.
- Le temps du choix (mai et juin). La famille formule ses demandes d'admission : un lycée pour la seconde générale et technologique, une spécialité ou une famille de métiers pour la voie professionnelle. En juin, le dernier conseil de classe formule une proposition d'orientation.
Le calendrier est fixé chaque année au niveau national. Pour l'affectation en lycée, le recteur définit le calendrier de son académie conformément à ce cadre (article D331-38-1). À titre de repère, la campagne 2026 a ouvert la consultation des formations le 3 avril 2026. La saisie des demandes s'est faite du 4 au 26 mai 2026 et les résultats ont été publiés le 30 juin 2026. Aucune source lue au 18 octobre 2026 ne donne le calendrier de la campagne 2027. Le collège et le site de l'académie communiquent les dates.
Ces démarches se font en ligne sur le portail Scolarité Services pour les élèves des collèges publics et privés sous contrat. Le ministère précise que le service en ligne reste facultatif : les collèges mettent à disposition des formulaires papier.
Qui décide de l'orientation
Les articles D331-31 à D331-34 du code de l'éducation répartissent les rôles. Les parents, ou l'élève majeur, formulent les demandes. Le conseil de classe les examine et émet des propositions. Lorsque la proposition est conforme à la demande, elle devient une décision d'orientation, que le chef d'établissement notifie.
L'orientation et l'affectation sont deux décisions différentes. La décision d'orientation désigne une voie. L'affectation désigne un lycée et une formation précise. Le choix des enseignements optionnels, des familles de métiers et des spécialités revient aux parents, éclairés par le dialogue avec l'équipe éducative (article D331-38). Le ministère précise que seules les demandes d'admission conformes à la décision d'orientation sont étudiées. Par exemple, un élève dont la décision ne valide pas la seconde générale et technologique ne peut pas y être admis.
Quand la proposition ne correspond pas au choix de l'élève
Selon l'article D331-34, le chef d'établissement ou son représentant reçoit alors l'élève et ses parents. Il les informe de la proposition du conseil de classe et recueille leurs observations. Il prend ensuite la décision. Une décision non conforme à la demande doit être motivée et signée, avec des « éléments objectifs » en termes de connaissances, de capacités et d'intérêts.
Les parents disposent ensuite de trois jours ouvrables à compter de la réception de la notification motivée pour faire savoir s'ils acceptent la décision ou s'ils font appel. La commission d'appel est présidée par le directeur académique des services de l'Éducation nationale (Dasen) ou par son représentant. Les parents qui le demandent sont entendus. Selon l'article D331-35, l'élève mineur peut aussi être entendu à sa demande, avec l'accord de ses parents. La décision de la commission est définitive.
Le maintien dans la classe d'origine est de droit pour une seule année scolaire lorsque les parents n'obtiennent pas satisfaction sur la voie demandée (article D331-37). Éduscol précise que ce droit peut s'exercer sans avoir fait appel, ou après une décision de la commission d'appel. Il s'applique aussi en voie professionnelle quand l'élève n'est affecté sur aucune des spécialités ou familles de métiers qu'il avait demandées.
Notre association ne rédige pas de recours et ne donne pas d'avis sur un dossier particulier. Le chef d'établissement d'origine, le professeur principal et le psychologue de l'Éducation nationale sont les interlocuteurs indiqués par le ministère.
L'affectation au lycée et l'inscription
L'affectation dans un lycée public est prononcée par le Dasen, qui s'appuie sur Affelnet-lycée et sur des commissions. Le ministère décrit les critères. Pour la seconde générale et technologique, l'élève est prioritaire dans le lycée de son secteur, déterminé par son domicile. Pour les lycées professionnels, le secteur est élargi et correspond le plus souvent à l'ensemble de l'académie. S'il reste des places, des dérogations au secteur sont possibles. La priorité va d'abord aux élèves en situation de handicap, puis aux élèves qui ont besoin d'une prise en charge médicale importante à proximité, puis aux élèves boursiers, puis selon les autres motifs listés. Le détail figure dans notre dossier sur la dérogation à la carte scolaire.
Selon l'académie, les résultats scolaires de 3e et l'avis des chefs d'établissement peuvent entrer dans un barème de points. Le ministère rappelle qu'une demande ne garantit pas une place. Il conseille donc d'en formuler plusieurs, dont au moins un lycée de secteur pour être assuré d'une affectation en seconde générale et technologique.
La notification d'affectation indique les démarches d'inscription et le délai à respecter, sous peine de perdre la place (article D331-38-1). Service-public précise qu'à l'inscription, vous pouvez donner votre accord pour l'étude automatique du droit à la bourse de lycée. Le ministère mentionne aussi des tours d'affectation supplémentaires en juillet et en septembre pour les élèves encore sans solution.
Élève hors contrat, au Cned ou non scolarisé
Les articles D331-23 à D331-45 lus pour ce dossier visent les établissements publics ; Éduscol renvoie le privé sous contrat aux articles D331-46 à D331-61, que nous n'avons pas lus. Les décisions d'orientation prises dans l'enseignement public sont applicables dans l'enseignement privé sous contrat, et inversement (article D331-39).
Pour un élève qui sort d'un collège privé hors contrat, Service-public indique qu'il doit passer un examen d'admission pour s'inscrire dans un lycée public. C'est la direction des services départementaux de l'Éducation nationale (DSDEN) du lieu de résidence qui communique la procédure et la date de cet examen. Pour un lycée privé, la famille contacte directement l'établissement.
Le service en ligne d'affectation est en accès libre pour consulter l'offre de formation. Le ministère cite notamment les élèves en scolarité complète au Cned réglementé, les élèves de CFA et les candidats à un retour en formation initiale. Les jeunes non scolarisés qui veulent reprendre une formation doivent s'adresser au centre d'information et d'orientation (CIO) le plus proche. Pour le brevet hors établissement, consultez notre dossier sur le candidat libre.
Et une école démocratique ?
L'École Démocratique de Paris, que notre association soutient, se présente comme une école privée hors contrat. Pour un élève qui en sort et qui vise un lycée public, c'est donc, selon notre lecture de Service-public, la règle de l'examen d'admission qui s'appliquerait ; la DSDEN du lieu de résidence indique la procédure. Les informations sur l'école figurent sur la page l'École Démocratique de Paris. Ce qu'est ce modèle est expliqué dans notre page sur l'éducation démocratique.
Notre association ne scolarise pas d'enfants et n'oriente aucun élève. L'admission relève de chaque établissement, et l'affectation relève de l'Éducation nationale. Vous pouvez lire qui nous sommes et les missions de notre association.
Qui contacter
- Le professeur principal et le psychologue de l'Éducation nationale du collège ou du CIO, que le ministère désigne comme premiers interlocuteurs pour les choix d'orientation.
- Le chef d'établissement d'origine, pour le suivi de la procédure, un désaccord ou une demande de dérogation ou d'internat.
- La DSDEN, pour un élève venant du hors contrat, une famille domiciliée à l'étranger ou un élève sans affectation à la fin de l'année.
- Le site de votre académie, pour les critères d'affectation qui s'y appliquent.
Nos autres dossiers sont réunis dans l'ensemble de nos ressources et dans la page Écouter, voir.
Questions fréquentes
Combien de souhaits peut-on formuler au deuxième trimestre ?
Éduscol indique que la famille peut formuler jusqu'à trois souhaits d'orientation, parmi les trois voies. Le conseil de classe y répond par un avis provisoire.
Quel est le délai pour faire appel ?
Le délai est de trois jours ouvrables à compter de la réception de la notification motivée de la décision, selon l'article D331-34 du code de l'éducation.
Faut-il obligatoirement faire appel pour obtenir le maintien en 3e ?
Non. Éduscol précise que le droit au maintien, pour une seule année, peut s'exercer dès que la décision n'est pas conforme à la demande, sans passer par l'appel.
Que se passe-t-il si l'inscription n'est pas faite dans le délai ?
La notification d'affectation fixe un délai. Passé ce délai, la famille perd le bénéfice de l'affectation (article D331-38-1) ; le ministère précise que la place peut être réattribuée.
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Rencontrer l’École Démocratique de Paris
Prenez rendez-vous avec Yazid Arifi, président de l’association et de l’École Démocratique de Paris : fonctionnement de l’école, cadre légal, situation scolaire de votre enfant. Sans engagement. Notre association ne scolarise pas d’enfants : l’admission relève de l’équipe de l’école.
Prochaine porte ouverte de l’école : lundi 30 novembre 2026, de 18 h à 20 h, rue Léon Giraud (Paris 19e). Les dates suivantes sont dans l’agenda de l’École Démocratique de Paris.
Ce rendez-vous porte sur l’école : il ne remplace ni les démarches auprès de l’administration compétente ni l’avis d’un médecin.
Sources
- Éducation nationale : L'orientation en 3e et l'affectation en lycée (vérifié le 18 octobre 2026)
- Éducation nationale : L'orientation au collège et au lycée (vérifié le 18 octobre 2026)
- Éduscol : La poursuite d'études après la troisième et la seconde générale et technologique (vérifié le 18 octobre 2026)
- Service-public : Quelles sont les orientations possibles après la classe de troisième ? (vérifié le 18 octobre 2026)
- Service-public : Inscription au lycée (vérifié le 18 octobre 2026)
- Légifrance : Code de l'éducation, articles D331-23 à D331-45, procédure d'orientation (vérifié le 18 octobre 2026)
Cette page présente les règles générales telles qu’elles se lisent dans les textes et les sources officielles citées. Elle n’est ni un conseil juridique ni un avis médical, et ne remplace pas l’examen d’une situation par l’administration compétente ou un médecin. Les sources citées ont été lues le .